Dossier – Cleveland, une malédiction – LeBron James et Johnny Manziel changent tout.

Pour marquer notre retour, nous avons le plaisir de vous partager l’article de Laurent Vergne qui nous propose une très bonne analyse de ce qui se passe à Cleveland pour le moment.
L’un est le quarterback le plus charismatique et le plus médiatique de la nouvelle génération. L’autre est le meilleur joueur de la planète basket. Johnny Manziel et LeBron James ont fait de Cleveland une bombe médiatique. Economiquement, c’est aussi une double mine d’or. Sportivement, c’est peut-être aussi la perspective de mettre fin à la malédiction. Surtout avec James.

Tout peut changer. Même à Cleveland. La ville de la lose, en l’espace d’un été, s’est remise à rêver d’un destin glorieux. Et victorieux. Cet espoir tient en deux noms: Johnny Manziel et LeBron James. Le premier a été drafté au premier tour par les Browns au mois de mai en NFL. Le second a quitté Miami pour revenir chez les Cavs en juillet. Un double coup de tonnerre médiatico-sportif qui a fait de Cleveland « the place to be » ces derniers mois. La ville où il faut être et celle dont tout le monde parle. Impensable il y a encore quelques mois. Les journalistes ont même trouvé un nouveau surnom à Cleveland : « Middle Earth Hollywood ».

Tout a donc commencé au début du mois de mai, lors de la draft NFL. A défaut d’en être le meilleur joueur, Johnny Manziel, alias « Johnny Football », était le joueur le plus médiatique de la cuvée universitaire 2014 en NFL. De très loin, même. « Dans toute l’histoire de la NFL, il n’y a eu que très peu de joueurs à ce point dans la lumière en amont de la draft. On peut vraiment dire qu’il y a eu une folie Manziel« , note Mary Kay Cabott, journaliste à Cleveland.

Johnny Manziel le soir de la draft 2014, au mois de mai.
Johnny Manziel le soir de la draft 2014, au mois de mai. – AFP

Avant d’être un joueur, Manziel est un personnage

Mais plus que le joueur, c’est le personnage qui  focalise l’attention. Sa brillante carrière universitaire à Texas A&M (Heisman Trophy 2012) l’a installé comme une immense vedette dès l’âge de 20 ans. Sa personnalité, aussi. Manziel est une star qui s’assume. Grande gueule, hableur, amateur de fiestas et de femmes, il joue à fond sur les excès de sa personnalité, qui ne plait pas à tout le monde mais ne laisse personne indifférent. C’est aussi un immense compétiteur, à l’ADN de champion. Pourtant, certains doutes sur son physique (des scouts le jugent trop petit pour un futur quarterback NFL) et ses qualités pures de quarterback, ainsi que sa personnalité controversée l’ont amené à glisser lors de la draft. Du coup, les Browns ont récupéré le joli lot en 22e position au premier tour. Le gros lot, espèrent-ils. Son arrivée a en tout cas créé un énorme buzz autour des Browns.

Deux mois plus tard, le 11 juillet, Cleveland a connu une réplique au séisme médiatique. Dix fois plus forte. LeBron James, l’enfant chéri de l’Ohio devenu le dernier des traitres après son départ pour Miami en 2010, a annoncé son retour à Cleveland. Une véritable bombe. En termes d’impact médiatique et économique, l’arrivée de Manziel et le comeback du King donnent une dimension radicalement différente à Cleveland. D’autant que, pour ne rien gâter, Johnny et LeBron se connaissaient et s’appréciaient bien avant de savoir qu’ils seraient à Cleveland, ensemble. La ville a déjà joué à fond sur le lien qui unit les deux stars. Sur les murs de la ville, James pose allègrement en effectuant le « Money sign », la marque de fabrique marketing de Manziel.

 » Le premier vainqueur, c’est la ville toute entière »

« Fin avril, Cleveland n’était rien de plus qu’un marché local, régional au mieux. Désormais, c’est un marché national, sur le seul impact de ces deux personnalités« , écrivait le magazine Forbes fin août. « C’est inévitable, quand vous avez ces deux gars ensemble, confirme Mark Zablow, directeur du CEM, spécialisé dans le marketing sportif et artistique. « Cleveland a désormais les deux principales rock stars du marché sportif« , ajoute-t-il. « Quand un marché moyen comme Cleveland ou Indianapolis se retrouve avec des athlètes aussi puissants en termes de marketing et de potentiel économique, il se retrouve aussitôt dans les conversations au niveau national, note encore Ken Zugar, le président de US Sports Advisors. II suscite un intérêt dans l’ensemble du pays, y compris chez des médias situés à 1000 ou 2000 kilomètres. Le premier vainqueur, c’est la ville toute entière. »

Ville et vainqueur, deux mots qui ne vont plus ensemble depuis 50 ans à Cleveland. Economiquement, le pari est donc déjà gagné. Et sportivement ? C’est là que les chemins de LeBron James et Johnny Manziel se séparent. James est le meilleur joueur du monde. Manziel n’est peut-être même pas le meilleur quarterback de la draft 2014. « Manziel n’est pas un LeBron en version plus jeune« , prévient Terry Pluto, fameux et influent chroniqueur sportif du Plain Dealer. Pluto le dit, et il l’écrit, il a des doutes sur Manziel. « Oui, j’ai des doutes, et ça n’a rien à voir avec sa capacité à gérer la pression mais avec son talent. Manziel est une figure charismatique mais pas sûr qu’il devienne un grand joueur. LeBron était de loin le meilleur joueur de sa génération. Il était vu comme un joueur capable de changer instantanément la face d’une franchise. »

 » Chaque fois que vous avez LeBron, vous êtes candidats au titre »

Et c’est ce qu’il a fait, même s’il n’a pu (ou su) guider Cleveland jusqu’au titre suprême. Au moins a-t-il porté les Cavs vers leur unique participation aux NBA Finals. « LeBron revient avec quatre titres de MVP et deux titres NBA. Chaque fois que vous avez LeBron, vous êtes candidats au titre, estime encore Terry Pluto. Il ne faut pas comparer avec Manziel. D’ailleurs, je pense que les Browns vont souffrir cette année. » A l’issue de la pré-saison, les Browns ont même décidé de titulariser Brian Hoyer plutôt que Johnny Manziel, au poste de quarterback pour entamer leur saison, ce week-end, à Pittsburgh. Preuve que « Johnny Football » a encore beaucoup de boulot.

Aujourd’hui, les Clevelanders ont donc deux rêves: que LeBron offre rapidement, très rapidement un titre NBA à la ville, et que Manziel devienne un joueur à la hauteur de la star qu’il est déjà, pour ramener les Browns en playoffs et les guider vers le Super Bowl. Ce ne sont que des rêves, pour l’instant. Mais à Cleveland, le droit au rêve, c’est déjà une première victoire.

Le retour de LeBron James, enfin un évènement heureux pour les fans de Cleveland ?

5 bonnes raisons d’aller voir X-Men: Days of Future Past »

L’excellent Huffington Post nous montre que de tous les blockbusters collection printemps/été 2014, X-Men: Days of Future Past, le septième opus de la saga X-Men qui sort en salles mercredi 21 mai, est probablement un des rares à faire l’unanimité. Parce qu’à la manière du The Avengersde Joss Whedon, Bryan Singer est parvenu à prolonger l’univers des mutants, trouvant un équilibre entre les générations et dans le temps de parole.

Une combinaison qui fonctionne par son humour si souvent absent des grosses productions. Ce chapitre des X-Men est d’abord un voyage dans le temps, entre un futur dévasté où la terre n’est plus qu’un champ de ruines, ravagée par les combats entre les mutants et les Sentinelles, ces robots traqueurs qui s’en prennent désormais aux humains.

La dernière bande-annonce de X-Men: Days of Future Past:

 

C’est Wolverine qui est envoyé dans le passé, en 1973, pour tenter de modifier et éviter cet avenir sans espoir. Les aînés – dont Omar Sy et ses longues dreadlocks – joignent leurs forces aux versions plus jeunes d’eux-mêmes pour réécrire le passé. Voilà 4 raisons qui prouvent que ce X-Men est le meilleur de la franchise.

1/ De vrais méchants

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Parce qu’il était difficile de détester Magneto dans la première trilogie et parce que Kevin Bacon ne faisait pas peur dans le précédent volet, il est agréable de constater que les X-Men font aujourd’hui face à de vrais méchants. Bolivar Trask, scientifique incarné par Peter Dinklage (Game of Thrones) met au point les Sentinelles et développe une capable de protéger l’humanité des mutants. L’acteur confiait àEntertainment Weekly les grandes lignes de son personnage:

« Ce n’est pas un méchant à proprement parlé, c’est d’abord un homme de science. C’est un inventeur. Il perçoit son oeuvre comme quelque chose de bien. Son ambition l’aveugle et il est particulièrement arrogant mais il a lutté toute sa vie pour avoir un peu d’attention et de respect. »

Publicité pour les Sentinelles:

 

Quant aux Sentinelles, elles ont été imaginées par Stan Lee et Jack Kirby. Robot à la technologie très sophistiquée dont le but est de traquer les mutants – qu’elles peuvent détecter – pour les détruire, elles ressemblent physiquement à Gort et son rayon destructeur, monstre du Jour où la Terre s’arrêta de Robert Wise (1951) déjà un manifeste pacifiste en pleine Guerre Froide.

2/ Voyage dans le temps

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Difficile de jongler entre la Guerre Froide et un futur lointain tout en restant cohérent dans le récit. C’est pourtant la prouesse de ce volet des X-Men. Dans Le Commencement, Cuba et ses missiles était le théâtre d’un combat entre le Dr Schmidt, ancien médecin nazi voulant déclencher la Troisième guerre mondiale entre la Russie et les États-Unis, et le duo composé par Eric Lehnsherr, futur Magnéto, en quête de vengeance et Charles Xavier, docteur en mutation génétique, embauché par la CIA.

Days of Future Past prolonge ce brouillard entre Histoire et fiction. La Guerre au Vietnam? C’est pour Logan. L’assassinat de John F. Kennedy? C’est probablement Magneto qui dévie la fameuse balle à la trajectoire impossible. La commission Warren le confirme. Le président Richard Nixon est quant à lui séduit par Bolivar Trask et prêt à financer des projets militaires de grande envergure.

 

D’autres événements partagés ici porteraient la marque des X-Men. La catastrophe de Tchernobyl déclenche de remarquables mutations chez les nouveaux nés de la région ne pourrait-elle pas être l’oeuvre des pro-mutants? L’épidémie de vache folle n’aurait-elle pas été déclenchée par des tests scientifiques sur les gênes des X-Men?

3/ Deux générations réunies

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C’était un pari risqué mais il est tenu avec brio. Mélanger plusieurs générations de X-Men réparties sur trois époques semblait garantir au spectateur une prise de tête et impliquait une très bonne mémoire des prénoms. Certains mutants pâtissent de cette association, notamment Mystique (incarnée par Jennifer Lawrence) qui a gagné un film en solo mais peine à s’imposer autrement qu’en cible du triangle amoureux qu’elle forme avec le Professeur Charles Xavier et Magneto.

Les deux tentent de la convaincre d’abandonner ses plans d’assassinat de Bolivar Trask – sous peine grosso mode de ne faire qu’accélérer la mise en place des Sentinelles et la fin du monde. Et c’est cette relation entre les deux personnages interprétés successivement par James McAvoy et Michael Fassbender, puis Patrick Stewart et Ian McKellen, qui en sort renforcée.

Enfin, une mention spéciale doit être adressée à un nouveau venue: Quicksilver ou Vif-Argent, joué par Evan Peters. Véritable révélation de cette opus, le mutant à la crinière blanche, au perfecto et au t-shirt Pink Floyd prend de vitesse toute la concurrence. Il est en plus un des rares personnages de Marvel à pouvoir se targuer de faire la passerelle entre les X-Men et les Avengers.

4/ Le retour aux commandes de Bryan Singer

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Quatorze ans après avoir été le cinéaste à l’origine de l’adaptation de la franchise Marvel au cinéma, Bryan Singer (Usual Suspects), chouchou des fans de la saga, revient aux manettes. Après avoir réalisé les deux premiers volets, Singer passe la main au moment de conclure la trilogie. X-Men: L’Affrontement final est donc confié à Brett Ratner pour ce qui restera unanimement salué comme le plus mauvais film de la série. Absent des spin-offs dédiés à Wolverine, Singer supervise en 2011 le travail de Matthew Vaughn sur X-Men: Le Commencement, un retour réussi sur les origines des mutants.

Parce qu’il a vécu une petite traversée du désert avec des bides aussi retentissants queSuperman Returns ou Jack le chasseur de géants, Singer a des choses à prouver. Avec Days of the Future Past, il parvient à mélanger sans efforts humour et moments solennels sans tomber dans la caricature ou le grotesque, prouvant qu’il est un des rares réalisateurs à savoir manipuler la matière issue des comics sans la dénaturer. Une réussite qui est aussi le fruit du travail de Simon Kinkberg sur le script, adaptation (assez libre) d’un scénario de Chris Claremont et John Byrne.
5/ Une énorme attente créée depuis des mois

Bryan Singer a tout compris aux réseaux sociaux. Depuis le début du projet, il distille savamment sur son compte twitter des informations, des annonces sur le casting, des photos du tournage, des indices, des trailers, de courts extraits… Depuis plus d’un an, les infos sont distillées au compte-goutte. Une stratégie marketing à l’inverse du secret absolu traditionnellement gardé par les majors.

Le magazine Empire a même publié en mars dernier un numéro avec pas moins de 25 couvertures différentes, présentant chacune un personnage différent. Et ça marche: les fans se délectent de pouvoir interpréter les indices laissés par le réalisateur, faisant ainsi parler du film bien avant sa sortie, tout en évitant les fuites et les rumeurs fantasques.

À noter que Bryan Singer n’aura pas participé à la promotion du film. Accusé par un jeune homme de 31 ans d’agressions sexuelles – des faits qui remontent à la fin des années 1990 alors que la victime était mineure – Singer s’est mis en retrait « par respect pour les contributions remarquables des acteurs incroyablement talentueux et des équipes impliquées ».

 

Credit

La NBA se met en mode Game of Thrones!!

Bleacher Report nous envoie du lourd! Ils mettent en scène les joueurs NBA en mode « Games of Thrones » rebaptisé « Games of Zones » pour l’occasion.

On retrouve Derrick Rose et Carlos Boozer dans une position assez inattendue, Lebron James et Lord Riley mais aussi les Spurs contre le duo Durant – Westbrook. Une vrai réussite!

 

gameofthronesSpurs

 

Découvrez le preview du « film » de Jay-Z et Beyonce, On The Run

on-the-run

Jay Z et Beyoncé essayent de nous faire oublier le melodrame de la semaine dernière en balancant un trailer inattendu pour leur faux film “RUN” qui lance officiellement leur tournée « On The Run Tour »

Le surpuissant coupe se la joue à la Bonnie and Clyde accompagné d’un casting all-star incluant Sean Penn, Don Cheadle, Jake Gyllenhaal, Blake Lively, Emmy Rossum, et beaucoup d’autres…

N’attendez pas de suite car le « film » est annoncé pour… jamais!

Les Carters débouteront leur “On the Run” stadium tour le 25 Juin à Miami.

Les 7 meilleures théories qui ont poussé Solange Knowles à taper Jay Z

 

Hier, la vidéo de Solange Knwoles attaquant sauvagement Jay Z, son beau-frère, faisait trembler Internet. Sans réaction officielle de la part des principaux protagonistes, chacun y est allé de sa théorie pour expliquer une telle scène. En voici sept qui valent le détour. (Par Vanity fair)

Solange a dit à Jay Z qu’elle préférait Rothko à Warhol. L’équivalent d’une déclaration de guerre depuis que Jay Z a décidé de prendre l’art contemporain très au sérieux. (vu sur Twitter)

 

Solange était complètement saoûle. Et donne du grain à moudre aux associations qui se battent depuis des années pour la disparition des open bars dans les soirées mondaines. (lu sur Jezebel)

 

C’était l’initiation de Solange pour intégrer les Illuminatis. L’équivalent de la première communion pour la dynastie la plus puissante des médias, qui n’en finit pas d’alimenter les théories du complot. (vu sur Facebook)

 

C’était (encore) une blague de Jimmy KimmelAprès tout, l’animateur de late show a bien réussi à faire croire à la terre entière qu’une femme avait pris feu en twerkant, et qu’une autre avait croisé un loup dans les couloirs d’un hôtel de Sotchi pendant les JO. (vu dans les commentaires de Gawker)

 

Jay Z a spoilé Game Of Thrones en entrant dans l’ascenseur, alors que Solange avait trois épisodes de retard. La réaction à cet affront est franchement justifiée. (lu sur Noisey)

 

C’était juste une soirée normale pour les Carter-Knowles, chez qui la castagne est devenue la routine quotidienne.  (lu sur Blind Gossip)

 

Jay Z est responsable de la nouvelle coupe de cheveux de Solange .

 

EDIT : Aux dernières nouvelles, Solange Knowles a supprimé toutes les photos de sa soeur de son compte Instagram. C’est peut-être un détail pour vous, mais à l’heure de l’Internet social, cet acte agressif-passif sonne comme une déclaration de Guerre Froide.

La vidéo:

 

Si vous en voulez plus, c’est par ici!

Nouveau son: Michael Jackson & Justin Timberlake – ‘LOVE NEVER FELT SO GOOD’

Love Never Felt So Good

Le King of Pop continue de faire rêver le monde avec des sons venu de nul part (peut être qu’il enregistre depuis son île secrete avec 2pac et Biggie). Son album posthumes « Xscape » a été dévoile en entier, et c’est vraiment du LOURD!

Le premier morceau qu’on nous propose est, à la base, écrit par Jackson and Paul Anka en 1983 mais il a été remis au gout du jour par l’inévitable Timbaland accompagné de son inséparable Justin Timberlake.

L’album sortira le 13 mai et on pourra y découvrir des featuring avec Mary J. Blige, D’Angelo, Questlove.